Grosse job
Ce matin là j’avais les blues. Dans le bus direction centre ville. La pluie pleurait dans la vitre donnant un effet Photoshop aux immeubles placardés de la rue Ontario. J’me disais pourtant, je l’aime mon travail! Surtout le monde avec qui je bosse et en plus c’est bien payé. Y’avait un gars assis à coté de moi qui semblait encore plus démoralisé. Par curiosité j’y demande qu’est-ce qu’il fait dans vie. Il me répond : « je suis étudiant, mais là l’été arrive pis je recommence à travailler pour le festival. »
-« Ah oui le Jazz? » que je réplique naïvement
-« Non à l’extérieur de Montréal. » dit-il. « Je fais parti d’une équipe d’entretien. En gros je clean les toilettes chimiques au festival de la galette de sarrasin de Louiseville!»
Ce jour là je suis entré au bureau avec le sourire.
-« Ah oui le Jazz? » que je réplique naïvement
-« Non à l’extérieur de Montréal. » dit-il. « Je fais parti d’une équipe d’entretien. En gros je clean les toilettes chimiques au festival de la galette de sarrasin de Louiseville!»
Ce jour là je suis entré au bureau avec le sourire.
Libellés : les cubicules du désespoir



