Nouveau voisinage
Il y a deux mois, j’ai atterri parmi un nouveau voisinage. Je l’observe depuis lors avec beaucoup de curiosité.
Il y a l’anglo trop grand qui écoute du Beyoncé ou du gangsta’ sucré pendant 16 minutes. Ça se passe entre le moment où ses copains arrivent et où ils repartent tous, attifés de leur suit moulant, en route vers leur partie de balle molle. Il y a la dame d’à côté, visage terreux et ravagé, cheveux teints couleur orange délavée, qui promène son chien à chaque matin à la même heure en le menaçant de l’envoyer à la SPA. Il y a le couple gay BCBG qui vit dans une maison de l’espace, version terrestre du Roméo-Faffard. Ils reviennent de leurs courses, tous les samedis, entre 15h30 et 16h. Cadran à l’appui. Il y a le gars qui se met tout nu pour arroser ses plantes sur sa galerie. Il y a surtout l’autre gars, celui du dépanneur, dépressif, défoncé à longueur d’année, qui fait faire à mon paquet de gommes un triple saut renversé carpé. Pour se remonter le moral, il écoute Ravi Shankar ou des solos interminables de Yes. Il y a eu David : le fond de culotte taché de caca, les avant-bras et les mollets tailladés, les chevilles bouffies, et la marchette tremblotante. Il y a ce con dans le métro qui disait que c’était normal. Il y a le gars en bécik qui tourne sur lui-même en criant ‘’Fuck you all’’. Il y a le gars d’hier qui chantait en me regardant, ce qui m’a fait sourire et qui, pour me récompenser, a dit : je veux te baiser. Il y a l’adolescent -un simple citoyen- qui m’a soutenu dans le métro quand je me suis évanouie. Il y a un grand homme, mi-quarantaine, sosie d’Alain Lefebvre, qui a transporté avec moi une échelle de 4 tonnes. Et 5 ou 6 hommes en camisole qui travaillent dans leur plate-bande et aménagent des fontaines décoratives.
Il y a l’anglo trop grand qui écoute du Beyoncé ou du gangsta’ sucré pendant 16 minutes. Ça se passe entre le moment où ses copains arrivent et où ils repartent tous, attifés de leur suit moulant, en route vers leur partie de balle molle. Il y a la dame d’à côté, visage terreux et ravagé, cheveux teints couleur orange délavée, qui promène son chien à chaque matin à la même heure en le menaçant de l’envoyer à la SPA. Il y a le couple gay BCBG qui vit dans une maison de l’espace, version terrestre du Roméo-Faffard. Ils reviennent de leurs courses, tous les samedis, entre 15h30 et 16h. Cadran à l’appui. Il y a le gars qui se met tout nu pour arroser ses plantes sur sa galerie. Il y a surtout l’autre gars, celui du dépanneur, dépressif, défoncé à longueur d’année, qui fait faire à mon paquet de gommes un triple saut renversé carpé. Pour se remonter le moral, il écoute Ravi Shankar ou des solos interminables de Yes. Il y a eu David : le fond de culotte taché de caca, les avant-bras et les mollets tailladés, les chevilles bouffies, et la marchette tremblotante. Il y a ce con dans le métro qui disait que c’était normal. Il y a le gars en bécik qui tourne sur lui-même en criant ‘’Fuck you all’’. Il y a le gars d’hier qui chantait en me regardant, ce qui m’a fait sourire et qui, pour me récompenser, a dit : je veux te baiser. Il y a l’adolescent -un simple citoyen- qui m’a soutenu dans le métro quand je me suis évanouie. Il y a un grand homme, mi-quarantaine, sosie d’Alain Lefebvre, qui a transporté avec moi une échelle de 4 tonnes. Et 5 ou 6 hommes en camisole qui travaillent dans leur plate-bande et aménagent des fontaines décoratives.
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