mardi 9 juin 2009

Oh, hé!! Y a quelqu’un?

Ahhhhhh! Pôscal, Tonio, Angel, Jerry... enfin, je vous trouve! Ah, ah! Tout ce temps-là, vous flâniez au Jamais 203? Échangeant anecdotes, moments de vie, étalant vos talents de conteurs, accoudés au comptoir, espresso à la main, vous m’attendiez. Voilà qui fait plaisir, retrouver les potes. Vous excuserez mon absence prolongée, je m’étais perdue, je ne retrouvais plus le chemin vers le 203, pis j’avais pus l’adresse. Détruite. Je l’avais gardé dans mes poches de jeans, pis, ben, je les ai lavées pis séchées. Une fois le cycle fini, y restait juste une pâte de papier humide tâchée d’encre, pus d’adresse.

Faque, j’suis partie à votre recherche sur la Toile, me fiant à mon pif, me disant que mon instinct me guiderait jusqu’à vous. Mon plan était solide, puisque je suis là, même si légèrement en retard... C’est que je me suis arrêtée devant la vitrine de Radio-Canada en cours de route, pour flâner, faire un peu de lèche-vitrine. J’ai commencé par jeter un œil furtif sur la page "Archives", sans véritable intention. Puis je me suis laissée surprendre par la fête mondaine qui s’y déroulait. Woah, le monde qu’il y avait là. Ce sont les grands rendez-vous qui s’offrent à vous dès que vous franchissez la porte... reste qu’à mettre sa gêne de côté et oser entrer pour y apprécier la faune - des idôles, des inconnus, des érudits, des bizarres, des illuminés - dévaler devant vos yeux encore vierges de ce type de ce spectacle appartenant à une autre époque qui n'est pas la vôtre.

J’y ai rencontré des gens que je respecte beaucoup. Dans certains cas, j’ai ressenti leur voix et découvert leur visage, leur gestuelle et leur façon d’être pour la toute première fois. Je pense à Hubert Aquin. J’ai traversé ses écrits, sublimant l’homme tenant la plume, l'Auteur. Eh bien, l’homme, le terrestre était là, du moins son double; je le voyais par la fenêtre que j’avais ouverte, micro à la main, à tenter de décortiquer l’état de crise devant laquelle Montréal se trouvait en temps de Guerre froide. Magique. Je vous raconterai toutes mes rencontres en détails, un peu plus tard, promis, mais là, j’suis claquée, la route a été longue et ardue, je vais faire un petit roupillon.

Je ne vous laisserai quand même pas longtemps sur votre faim, je vous livrerai les pièces choisies de mes plus belles rencontres bientôt.

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