mardi 2 juin 2009

Parce qu'il faut bien rêver

Le soleil frappe dur sur Montréal et il n’est que 7h du matin. Je marche vers mon commerce. À peine arrivé au coin je contemple la devanture de celui-ci. Magnifique. Les longues fenestrations au contour boisés reflètent la lumière leur donnant un teint orangé. Un panneau sculpté en bois massif flotte au dessus du trottoir exhibant fièrement le nom de l’endroit. Je traverse la rue. J’extirpe de ma poche la clef des lieux. J’ouvre la porte. Une poignante odeur de café frais moulu s’échappe de la pièce. Je balai du regard les magnifiques photos qui dorment sur les murs de briques. Je dépose les clefs sur l’imposant comptoir de cuivre. J’appui sur "play", un léger blues m’accompagne au moment ou je me coule un espresso. Je suis prêt à vous accueillir. Je jette un œil sur la petite scène aménagé dans le coin. Je prends le "book"… ah… oui c’est ce soir que Howe Gelb brûle les planches. Quelle magnifique journée. Pendant que les États-Unis, voir le monde entier, traversent la pire crise financière de son histoire, moi je rêve. Je rêve encore. N’est-ce pas ainsi que l’ont reconstruit un monde meilleur? En rêvant. Allez! Je vous laisse! Je retourne à mon "cubicule" un café froid m’attends j’ai du boulot… enfin, jusqu’à ce que la crise me libère du confort qui m’empêche d’avancer.

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