Ville repensée
admirer pour une dernière fois / le ciel qui est juste pour moi / venu ici, jusqu'en haut / juste le coup d'oeil le vaut / et marchant sur les rues / et contournant les bâtiments / au bout des doigts la vue / sur les artères, entre les battements / le ciel est blanc et j'ai pensé / me faire une place comme je peux / redessiner sans effacer / les contours de ce que je veux / la ville est grise / la ville est froide / mais rien dehors n'est trop immense / et rien dehors n'est trop dense / et marchant sur les rues / et contournant les passants / au fond de ma tête j'ai vu / le mieux, le pire, l'effet du temps / le ciel est là, je le vois tout le temps / le coup d'oeil en valait la peine / sur les artères, entre les battements / j'attends que quelque chose m'emmène
Libellés : poésie matinale



