vendredi 12 juin 2009

Western

J'étais en visite dans ma ville natale pour faire des photos avec un ami photographe. Il pleuvait des clous et il était un peu pressé, car il avait un autre rendez-vous après. Plutôt que de me reconduire chez moi, il me proposa de me laisser près de l'Université, d'où je pourrais facilement prendre l'autobus. Débarqué là, en lisant tranquillement l'horaire d'autobus sur le poteau, j'en suis rapidement arrivé à la conclusion qu'aucun autobus n'arriverait. Je décidai donc de marcher, sous la pluie, jusqu'à un autre endroit où il y aurait sûrement un bus. Arrivé là bas, je réalisai aussi qu'il n'y aurait pas d'autobus pour moi. Il n'y aurait plus jamais d'autobus. Fini les autobus. C'était out les autobus.



Ma ville se transformait peu à peu en ville perdue, quelque part sur le bord de l'autoroute pendant que je marchais vers l'auberge la plus près. Je pris une chambre d'hôtel qui coutait la peau des fesses, des cuisses, des genoux et des avant-bras et je dormis très mal.

Je me réveillai quelque part dans la nuit, en pensant que j'étais proche du matin. Pour tuer le temps, je suis allé au cinéma pour voir un western. Le film a duré 3-4 heures et j'en suis ressorti vidé. Je suis allé manger une poutine au snack en face.

Pendant que le snack se transformait et devenait la cafétéria de mon travail, Jean-François arrivait (pas l'écureuil roux, un autre Jean-François) et déjeuna avec moi. Je commandai des bagels, qui venaient en paquet de huit. Je trouvais ça un peu exagéré, mais la serveuse était tellement fière de ce plat là qu'elle m'a convaincu en me disant que je ne le regretterais pas. Je trouvais que le déjeuner s'éternisait, surtout parce qu'il avait lieu durant mes heures de travail, mais bon. C'était ma dernière journée après tout.

Pascal est arrivé, vêtu d'un pyjama en coton-ouaté, sur le dos d'un chameau. Kathy suivait, pas loin derrière. Ils se sont assis avec nous. Ils avaient l'air exténués. Ils arrivaient de Rouyn-Noranda et étaient partis au petit matin. Ils nous ont parlés de chien malade, mais aussi du vieux chez qui ils allaient quand ils étaient plus jeunes. Il parait qu'on venait de trouver des enfants enterrés dans le béton de son sous-sol. Mes deux amis trouvaient que le bonhomme n'avait pas été très discret.

Pour ma part, j'en ai tiré une conclusion.
Ne plus jamais manger de poulet avant d'aller dormir.

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