jeudi 17 septembre 2009

Et tombent les feuilles

J’en ai aperçu quelques unes endormies sur le pare brise d’une voiture de luxe ce matin. Et, comme le courant qui traverse le cordon d’une veille lampe oubliée, ça m’a traversé le corps des pieds jusqu’aux oreilles. Un rush d’épinéphrine envoyé directement à mon cerveau qui, je dois avouer, semble avoir été endormi par les chaleurs de l’été. Les voici enfin, les premiers signes de la saison des saisons. Les déclinaisons de vert surgissent, picotent et tachent les toiles qui nous entourent.

Chaque année j’attends la venue de cette équinoxe créative comme le grand sec qui attend son pusher au coin Ontario et Cartier. Cette saison est définitivement ma favorite. En plus de nous diriger vers un majestueux solstice et solitude, elle nous propose en terminant sa transformation vers le rouge éclatant, d’augmenter d’un cran le chauffage de nos tanières et de nous rassembler autour d’un projet bouillant. L’ours hiberne tranquille pendant que l’homme crée d’avantage. Les feuilles se détachent et dansent devant la fenêtre de ma chambre me rendant fébrile.
Une chanson me vient en tête. In my Solitude de Billie Holiday.

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