jeudi 29 octobre 2009

J’ai mal à ma glande

Quand j’arrive chez moi le soir, je trouve souvent que mon appartement pue. Imaginez un malheureux mélange de vieux légumes bio pourris et de six générations de personnes ayant vécu dans l’immeuble. Quand je sors de chez moi par soirées humides, l’odeur de l’Est de Montréal me prend au nez. Y’a que chez les pauvres que ça schlingue comme ça. Le matin, quand je vais prendre le métro, les émanations fétides de tout ce qui a bougé la nuit et explosé sans grâce depuis le lever du jour, me sautent au nez : sacs de vidange, tuyaux d’échappement, pisse de chiens et de garçons, asphalte qu’on étend, fromage en plastique de la pizzeria de Berri-UQAM, haleine chargée d’alcool des utilisateurs du métro. Arrivée au bureau, je vous dis pas : liquide aseptisé, ma tante parfumée, oméga-3 réchauffé. Parfois, j’aimerais m’accrocher le nez sur la patère. Ça pue, vous ne sentez pas?

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