Racines du rock
Il y a des comités, des groupes, des gens qui s'unissent pour crier haut et fort que Tintin au Congo est un livre raciste. Moi je suis un converti, vous ne me convaincrez pas. Même si les africains y sont dépeints comme des êtres un peu simples, je maintiens dur comme fer qu'il faut replonger le livre dans son époque, qu'il faut comprendre à qui le livre s'adresse (parce que oui, même si vous êtes un vieux trippeux de bande dessinée qui aime don' ça la bande dessinée, ce livre s'adresse aux jeunes enfants. C'est le public pour lequel Tintin était destiné en 1946). Par contre, j'y ai récemment replongé un oeil et j'ai réalisé quelque chose. De beaucoup plus important.Page 35. Les rameurs de la pirogue qui transporte Tintin (oui oui, des esclaves) chantent "U-élé-u-élé-u-élé ma-li-ba ma-ka-si". Et c'est à la lecture de ces mots que tout m'est revenu en mémoire : Moi, 6 ans? 7 ans? Dans la classe de musique. J'ai parlé de cette chanson que les africains chantent dans Tintin. Et la prof, elle connait la chanson. Elle en connaît l'air. Elle me l'apprend. Je la chante. Seul. Pour la classe. A capella. Avec ma voix de fillette qui n'a pas muée.
ARGH.
Je peux bin avoir tout le temps été choisi en dernier dans les équipes sportives.
J'ai honte.
Libellés : 128 heures à brûler



