lundi 8 février 2010

Steve : un nom qui vient avec du poil

À chaque fois que je vais chez Steve Music dans le vieux Montréal, je me dis que c’était la dernière fois. Si vous n’y avez jamais mis les pieds, ça ressemble un peu à une maison hantée, occupée par des monstres poilus, certain sont amaigris et verdâtres, tous sont unilingues anglophones, probablement sourds, bêtes, et se prenant tous pour le roi du rock. Des vendeurs qui sont surement unanimes pour ne dire que du bien sur Iron Maiden ou sur les guitares en ‘V’. Les 3-4 cadres poussiéreux affichés à l’entrée montre à quel point leur succès fut bâtie sur une époque loin... loin... derrière. Des portraits de vieux rockeur frisés méconnus qui ont fait de Steve Music un incontournable en matière de music... Pffff... Je suis resté là, planté devant les amplis, attendant que le soit disant professionnel en coton ouaté me porte conseil. Mais rien, j’ai poiroté comme un épais entre un gars, qui à vue d’œil, semblait n’avoir qu’un seul neurone, celui de faire des gammes de basse à fond la caisse et un autre les cheveux tous aussi long qui magnait une guitare en forme de hache médiévale, je déteste le médiéval et je déteste les musiciens qui font des gammes.

Honnêtement je peux comprendre que les vendeurs sois aussi bêtes, moi aussi j’aurais une folle envie de me tirer une balle si chaque jour, les pseudos guitariste métal se donnait rendez-vous dans mon commerce pour venir faire des satanés accords de death à plein régime. Allo! On est plus capable de vous entendre!  C’est facile si tu n’achètes pas tu sors. Profites en pour te magasiner des rouleaux pour tes ti-frisoux et va te faire tatouer un beau grand sourire, ta maman va être contente. J’ai quitté, avant de blesser quelqu’un, en me disant que c’était la dernière fois que j’y mettais les pieds.

J’imagine que le Steve en question est interné dans un asile quelconque, dans le parfait silence, en souhaitant qu’une fois au paradis il ne soit pas attitré au commerce des Harpes.

Ah oui, j’ai acheté l’ampli, dimanche matin, dans un autre commerce too bad mon Steve.

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